Voyage vers un ilôt de souvenirs qui ne feront vibrer personne d'autre que moi...

Voyage vers un ilôt de souvenirs qui ne feront vibrer personne d'autre que moi...

Coup d'½il sur ce lieu qui est devenu mon deuxième chez moi, rétrospective de 8 années de ma vie, difficiles, différentes, épanouissantes, enrichissantes.


Dans quelques semaines, quelques mois, c'est un chapitre important de ma vie qui va s'achever.

Huit longues années de labeur acharné, où se mêlent

larmes,

découragement,

découverte,

amitié,

apprentissage,

satisfaction

...






Je me revois hésitante, lycéenne d'hier, franchissant les portes de ce grand amphi, m'asseyant au milieu de ces inconnus, habités pour la plupart par les mêmes objectifs, les mêmes ambitions. Je peux encore ressentir cette impression de flottement, au commencement, l'odeur un peu renfermée de l'amphi Leverrier, le brouhaha des heures de pauses, les chahuteurs du fond qui ne deviendront jamais pharmaciens, les fous rires avec Emilie, les pétages de plombs avec Rachel... la course aux polycopiés tous les mercredis midi, et les « grands » de la corpo qui me faisaient rêver... le prof de chimie analytique dont on était toutes amoureuses, celui de mycologie qui restera inoubliable par sa représentation corporelle d'une Amanite phalloides lors de notre premier cours... La terreur des TD de chimie organique, à l'idée de passer au tableau, mon premier (et dernier) renvoi de cours suite à une malencontreuse erreur de stratégie avec Emilie, quel fous rire alors... ! Je me revois échouer, une fois, puis deux, à ce concours... Je revois ce fameux jour des résultats, ironiquement aussi le jour de mes 20 ans, ou un deuxième échec cuisant, à 2 places près, m'a renvoyé à cette image haineuse et déplorable que j'avais de moi-même...je revois cet été là, mes larmes et ma lassitude... l'impression de partir à la dérive, grand voyage vers nulle part. Et puis, parce qu'il faut bien un jour relever la tête, je me revois au terme de cette troisième année, les bras de Caroline qui me serre, nos larmes de soulagement face à ma réussite. Le début d'une nouvelle aire. Et la jouissance du passage de l'autre côté, l'effleurement des murs qui m'abriteront alors pour 5 belles années ! Cette fois, plus rien de pourra m'arrêter... Au gré des saisons, les années ont filés plus vite qu'un soupir, plus vite qu'un battement de cils. Et c'est aujourd'hui que je jette un ½il humide et attendri sur ces inoubliables années. Regrettant presque le solide et rassurant confort du monde étudiant.
Parce que dans quelques semaines, je perce mon cocon, et m'envole vers de nouveaux horizons.




"Ecris l'histoire... mais n'écrit jamais la fin... <3"



# Posté le lundi 23 novembre 2009 15:02

Modifié le lundi 23 novembre 2009 15:21

<3

<3
*
"Au bord de l'envie tu ressens
Le doute l'espoir à chaque instant
Perdu au fond de tes pensées
Tu vas finir par te trouver
...
Et puis tu avances le long du couloir au milieu des regards
Derrière ton visage tu caches les failles et le teint blafard
Tu ramasses la moindre étincelle
De ceux qui te soutiennent
Le reflet de la glace devient flou
La barre du trac te pend au cou
Mais la douceur de l'esprit
Te donne le souffle de vie

Tu prends tout cet amour qui te porte..."

*



-G. Lemarchal "Tu prends"-

A un Petit Prince...

# Posté le vendredi 20 novembre 2009 16:43

Modifié le samedi 21 novembre 2009 13:37

Les cabossés vous dérangent Tous les fêlés sont des anges Les opprimés vous démangent Les mal aimés qui les vengent Les calamités dérangent Les chaotiques sont des anges Pas comme les autres démangent Les bons apôtres j' les mange... On s'en fout, on est Tout, on finira au fond du trou... [Mylène Farmer -C'est dans l'air-]

Les cabossés vous dérangent  Tous les fêlés sont des anges Les opprimés vous démangent  Les mal aimés qui les vengent   Les calamités dérangent    Les chaotiques sont des anges  Pas comme les autres démangent   Les bons apôtres j’ les mange...    On s'en fout, on est Tout, on finira au fond du trou...   [Mylène Farmer  -C'est dans l'air-]

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Perchée dans sa tour de cristal, elle jette un ½il songeur sur le monde qui s'étend à ses pieds, qui Ŧourmille et s'agite tout en bas. Ðes millions de gens qui courent du matin au soir, après... après quoi ? Une vie meilleure, leur rêves, un meilleur salaire, de grandes aspirations... Ils courent jusqu'à ce que la vie les rattrape, et cède la place à l'au-delà... une Ŧoule de gens pressés, nombrilistes et égoïstes, qui ne prennent même plus le temps de sourire aux autres, d'aimer les choses simples... Nous autres aujourd'hui, ne savons que dénoncer, critiquer, démonter... ais où est donc passé la simplicité, l'émerveillement devant l'immensité, la joie pure et simple d'exister juste par le Ŧait de respirer, sentir, voir et caresser... Les yeux qui pétillent, les sourires en coin et les éclats de rire...
Penchée vers ce monde qu'elle ne comprends pas toujours, elle tente de trouver un véritable sens à sa vie. Scrutant l'âme des uns, sondant les sentiments des autres... Persuadée qu'elle Ŧinira par trouver du bon dans chacun d'entre nous. Une petite lueur dans ce brouillard opaque qu'est devenu notre « chez nous »...



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# Posté le mercredi 18 novembre 2009 15:05

Modifié le mercredi 18 novembre 2009 15:29

" C'est quand on n'a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien."

 " C'est quand on n'a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien."
Comme uη vent ηouveau, rafraîchissaηt, mon étinceℓℓe s'est préseηtée aujourd'hui, sous ℓa forme d'un aηge. Uηe voix de mieℓ et de veℓours, du cieℓ et de ℓa vie, qui m'a traηspercé d'uηe seuℓe et uηique évideηce : vivre, qu'importe ℓe reste. Parce que demaiη, tout peut s'arrêter.





"Uηe rue comme d'autres et ℓe temps se suspeηd

Uηe tache, uηe faute et soudaiη tu compreηds

Impudeηce inouïe, iηsoℓite, iηdéceηt

Zora sourit,

Zora sourit, aux trottoirs, aux voitures, aux passaηts

Au vacarme, aux murs, au mauvais temps

A soη visage ηu sous ℓe veηt,

A ses jambes qui daηseηt en marchaηt

A tout ce qui ηous semble évideηt

Eℓℓe avaηce et béηit chaque iηstaηt

Zora sourit,

Des phrases sur ℓes murs, des regards de travers

Parfois queℓques iηjures, eℓℓe n'en a rieη à faire

Eℓℓe distribue ses sourires, eℓℓe eη reçoit autaηt

Zora sourit, effroηtémeηt

Zora sourit, insolemmeηt

Zora sourit pour eℓℓe, eℓℓe sourit d'être ℓà"




"Zora sourit"- Céline Dion- Interprété par Grégory Lemarchal, dans son album posthume Rêves-



# Posté le lundi 16 novembre 2009 14:58

Modifié le lundi 16 novembre 2009 15:21

Sentir le vent dans mes cheveux, et la pluie sur mon visage... la morsure du froid et la brûlure du soleil. La chaleur d'un baiser et le sol sous mes pieds... Sentir que j'existe.

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Mon exutoire. Mon défouloir perso, comme j'aime à le nommer. Ce blog n'est rien. Rien d'autre qu'une page du net parmi tant d'autres, rien de plus qu'un trop plein d'états d'âme que l'on évacue comme on peut, avec les moyens qu'on a... Une façon aussi de m'exprimer sans avoir à rendre de compte à qui que ce soit. Pas de justification. On aime, on aime pas ce que j'écris, j'énerve ou je touche, je m'en contrefiche. Dans la vie on ne séduit pas tout le monde. Ici, j'ai l'impression d'exister, je me sens comme le personnage principal d'un roman qu'on dévore. Comme l'héroïne d'une série à succès. Ici, s'écrit page après page, coup de gueule après coup de gueule, larmes après larmes, ici, s'écrit mon histoire.
Je me confie peu. Ou rectificatif, je ne me confie plus. J'ai toujours été une personne secrète, refoulant mes émotions au profit de celles d'autrui. Ravalant mes frustrations et mes angoisses pour ne pas amplifier celles des autres. J'étais la petite fille qui donnait, les yeux plein d'adoration, la plus grosse part de gâteau au chocolat à son papa, celle qui recherchait la perfection pour faire sourire sa maman. Calmant les tensions et les conflits au sein de ma famille, parmi mes amis. Cherchant les solutions. Plus malade des problèmes des autres que des miens.
Si j'écris cela aujourd'hui, c'est que j'ai ce sentiment doux-amer d'être passé à coté d'une partie de ma vie. Je ne regrette rien, non. De toute façon les regrets ne me mèneront nulle part.
A la lecture de ce texte, beaucoup vont me dire que c'est parce que je ne suis pas égoïste, que je suis une personne généreuse et blablabla... sans doute. Mais à y réfléchir aujourd'hui, je crois que ça va bien au-delà. On en revient -ceux qui me connaissent l'auront compris depuis les premières lignes- à ce fichu manque de confiance. Le besoin de donner pour me sentir aimée.
Qu'on me rassure ! Qu'on me rassure sur ma vie, sur mon futur et ma personne. Qu'on me rassure sur la valeur de mon amitié, et sur ce que j'apporte au quotidien. Qu'on m'affirme que je ne suis pas cette pâle silhouette qui n'aura pas marqué grand monde. Que je ne suis pas cette empreinte dans le sable qu'une bourrasque de vent effacera définitivement...




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# Posté le jeudi 12 novembre 2009 12:16

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 17:02